Perpétuer nos traditions

De nos jours, certains trouvent de bon ton de déconstruire nos traditions, et de considérer ceux qui souhaitent leur maintien comme des personnes un peu moyenâgeuses, presque ennuyeuses, vivant dans le passé. Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas de ceux-là. Bien au contraire, je suis et serai toujours très attaché au maintien de nos traditions vençoises.

Le fondement d’une identité collective

A la base d’une tradition, il y a un don, une offrande, un héritage, de nos aïeux aux générations suivantes. La tradition est le moyen de transmettre cet héritage qui au fil des décennies, voire des siècles, devient une brique fondatrice de notre identité collective.

Je parle ici de toutes nos traditions : les fêtes locales et les fêtes religieuses bien sûr, mais aussi les spécialités culinaires ou certaines manifestations de quartiers, ou encore d’une façon plus générale, la transmission du savoir et du savoir-faire de nos anciens.

Perpétrer nos traditions, c’est en faire une pratique toujours présente. C’est un choix d’aujourd’hui. Ce n’est donc pas vivre dans le passé.

La tradition ne s’oppose pas à l’innovation

On entendra souvent les détracteurs opposer tradition et développement, comme si le développement se faisait à partir de rien, ou comme si la tradition n’avait pas été peut-être aussi, à ses origines, un développement.

La tradition est un vrai pilier : on peut à la fois s’y rattacher, et à la fois s’appuyer sur elle pour innover, comme un marchepied, pour « mieux voir » l’avenir.

Et cela peut éviter bien des désagréments. Comment peut-on sembler découvrir un jour que tel quartier est inondable ou à risque de mouvements de terrains quand le simple nom donné par nos ancêtres à ce lieu-dit il y a 100 ou 150 ans, exprimait déjà (certes en patois) ce risque. Mais voilà, on a délaissé ce nom, on a donné des permis de construire…etc, etc.

Une nécessaire adaptation à notre vie actuelle

Alors bien sûr, il n’est pas toujours facile d’attirer du monde dans les manifestations traditionnelles. Pourtant, les relations sociales sont aussi une des raisons importantes du respect de nos traditions. Cette cohésion apparait particulièrement saine. La promotion de nos manifestations traditionnelles doit passer par plusieurs réflexions dont :

  • Nos traditions doivent, bien sûr dans une certaine mesure pour ne pas en altérer le fondement, rester vivantes et s’adapter à la vie actuelle: faut-il conserver la procession pour la messe du Siège à Pâques… Oui ; faut-il sécuriser plus qu’avant la procession… Oui aussi. On s’adapte.
  • Nos traditions doivent être organisées par des personnes engagées et compétentes. Nous avons la chance d’avoir sur Vence un Comité des Fêtes et Traditions qui fait un travail extraordinaire. Je trouve par contre que sa marge de manœuvre, ses décisions, sont aujourd’hui trop « politisées ». Le Comité des fêtes doit avoir une plus grande autonomie. Cela ne lui enlèvera pas le soutien logistique et financier de la mairie, mais rendra la manifestation apolitique. C’est le Comité des fêtes qui invite la population à la manifestation traditionnelle, ce n’est pas le maire.
  • Il faut aider davantage les associations fondées sur le maintien de nos traditions, pour toutes leurs interventions récurrentes et dans l’organisation de manifestations qu’elles pilotent elles-mêmes. Je pense bien sûr à Lo Cepon, à la Brissaudo, et bien d’autres encore.

Quant à quelques heures d’apprentissage du patois à l’école…

Vive Vence et Vive nos Traditions !

Perpétuer nos traditions

Un commentaire sur “Perpétuer nos traditions

  1. Et si on pensait vraiment aux jeunes, collégiens et lycéens de Vence qui n’ont absolument rien pour eux, pas de salle des jeunes, pas de bar avec billards ou autres jeux, pas de terrain urbain de sport….
    Les traditions c’est du genre c’était mieux avant…..
    Nous sommes au 21° siècle

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