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Pourquoi ce site internet

Adjoint au maire en charge des travaux, des transports, et de la commande publique de 2014 à 2017, j’ai mis toute mon énergie au service de la ville de Vence, en lien direct avec les attentes des vençois.

En juillet 2017, avec le changement de maire, j’ai été relégué au rôle de conseiller municipal d’opposition à la municipalité Le Lan. Une casquette extrêmement frustrante, tant on voudrait mener des actions pour la qualité de vie des vençois, sans avoir la possibilité de les mettre en œuvre.

L’unique élément positif de cette situation a été de retrouver du temps pour réfléchir posément à la situation de la ville de mon enfance, de mes parents et de mes grands-parents, sortir le nez du guidon, prendre un peu de hauteur sur l’avenir souhaité pour Vence, sans pour autant négliger les sujets d’actualité.

L’objet de ce site est de vous faire partager l’ensemble de ces réflexions basées sur trois idées directrices :

Notre ville a besoin de sérénité et de stabilité durable dans le temps

Après tous les tourments, les valses des maires, les périodes de maires non élus, et les ambitions carriéristes que nous avons connues. Le traumatisme du fauteuil de maire « tremplin » vers d’autres horizons est bien trop présent dans les esprits. L’échec des fusions de listes aussi. Il ne faut plus reproduire les mêmes erreurs.

Notre ville a besoin de reprendre en main sa destinée

Elle doit le faire en s’inscrivant dans des rapports de force équilibrés avec les instances Régionales, Départementales et Métropolitaines. Il s’agit de conserver la liberté de pouvoir travailler avec tout le monde, sans soumission, sans allégeance exacerbée, sans guerre ouverte non plus, mais en se faisant respecter pour mieux faire entendre l’intérêt des Vençois.

Notre ville a besoin de renouveau.

Il est bon dans l’histoire d’une ville, comme dans la vie de tout être humain, de pouvoir se replonger dans ses racines, dans son authenticité, afin de repartir vers un meilleur avenir. Après plusieurs mandats chaotiques, il faut une nouvelle énergie, une nouvelle vision sur le long terme, une façon différente d’appréhender la vie à Vence et la politique locale, en repartant de l’ADN Vençois.

Avoir confiance en sa municipalité

Un sondage sans équivoque

En décembre 2018, je lançais via les réseaux sociaux le premier volet d’un sondage mensuel intitulé « De vous à Moi ». Questionnant les vençois sur la confiance qu’ils accordent à leurs élus locaux, la réponse a été sans équivoque : 70 % n’ont pas confiance et 22 % sont méfiants !

Les raisons

Comment ne pas comprendre la défiance actuelle quand on repense à toutes les promesses bafouées et autres chamboulements de ces dernières années sur Vence ? La fusion de liste des Municipales ; les ambitions personnelles de la 1ère adjointe et du maire pour compléter leurs CV, l’une au Département, l’autre à la Région ; puis la déchirure des législatives ; un maire démissionnaire ; l’éclatement de la majorité ; une équipe municipale recomposée ; un maire de substitution ; des transferts d’élus entre majorité et opposition… bref,

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Un retour à la confiance ?

Alors comment regagner cette confiance perdue ?

Parce qu’évidemment, la confiance ça se gagne, ça ne se décrète pas.

Cela passera forcement par des actes, du tangible, des preuves, sur un engagement longue durée, sans faille, au service des vençois.

Mais il me semble que tout doit commencer par la sincérité de la démarche : aimer Vence avant d’aimer être élu ; se mettre au service des vençois avant de chercher une indemnité ; écouter les vençois et soutenir leur cause plutôt que satisfaire son égo ; défendre la qualité de vie à Vence avant tout intérêt dans une instance supra communale.

Tel est le chemin que la prochaine équipe municipale devra parcourir pour espérer un retour à la confiance.

Le quartier Chagall : un manque de vue d’ensemble

L’entrée Ouest de Vence est sur le point d’être totalement bouleversée par la création d’un nouveau quartier de ville baptisé « Chagall ». Ce projet de construction d’un ensemble d’immeubles va être particulièrement impactant pour Vence. Pendant la période des travaux bien sûr, mais surtout par l’effet d’un accroissement brutal de population qui aura des conséquences sur la circulation, le stationnement, et l’ensemble des services publics de la ville (établissements scolaires, installations sportives et culturelles, transports en commun…etc.). Tout cela aurait dû être appréhendé dans la globalité du projet, mais ce n’est malheureusement pas le cas à ce jour.

 

Un projet qui date

Ce secteur, qui comprend notamment le parking Chagall (ex parking de la Gare), est dans le collimateur des maires et adjoints à l’urbanisme depuis longue date.

Les premières orientations d’aménagement sont fixées à l’occasion du Plan d’Occupation des Sols (POS) de 1998 sous forme de secteur de plan de masse (plan coté en 3D, définissant l’enveloppe architecturale avec emprises au sol et hauteurs des volumes bâtis).

 

Des Conventions engageantes pour la ville

En 2007, sous la municipalité Marchou, un premier formalisme apparaît sous la forme d’une Convention Cadre signée entre la ville de Vence et l’Etablissement Public Foncier (EPF).

La fonction de l’EPF (organisme dépendant de l’Etat en PACA) est d’acquérir, à la place de la ville, des terrains qui seront aménagés plus tard pour y construire des logements ou des équipements publics. On parle de portage de terrains pour un temps donné, ces terrains étant ensuite revendus au promoteur qui réalise l’opération. La ville n’a donc pas à investir dans le foncier mais reste garante de la bonne réalisation de l’opération, sous peine de racheter elle-même les terrains à l’EPF si l’opération est annulée.

Cette première convention a permis de valider la faisabilité de l’opération.

En avril 2010, une Convention Opérationnelle est signée par Régis Lebigre. Elle est cette fois-ci tripartite entre la ville, l’EPF, et la Métropole Nice Côte d’Azur compétente en aménagements urbains. C’est cette convention qui déclenchera l’achat des terrains par l’EPF (pour 8 561 000 €) et la garantie apportée par la ville si l’opération ne se réalise pas avant la date limite de fin 2016.

L’échéance de cette Convention a été repoussée 3 fois successivement par avenant, pour être aujourd’hui le 31.12.2019.

 

Déficit de logements sociaux

Depuis le constat de carence en matière de logement social sur Vence dressé par le Préfet en 2014 et l’appropriation par celui-ci du droit de préemption, ce projet est suivi de très près par l’Etat. C’est d’ailleurs le préfet qui délivrera le moment venu le permis de construire.

Le pourcentage de logements sociaux du projet est porté à 40% tel que le prévoit le PLU de Vence modifié en 2016. Cela fait partie des critères de dimensionnement du projet.

Nota : on comprendra dès lors, qu’entre les sommes importantes à rembourser à l’EPF et la mainmise du Préfet, toute idée d’abandon du projet est bien évidemment exclue.

 

Des choix intimistes

Quelles que soient les municipalités depuis l’origine du projet, ce dossier est toujours resté relativement confidentiel, entre les mains du maire et de son adjoint à l’urbanisme. Il en a été ainsi dans le mandat actuel qui a vu le lancement par l’EPF de l’appel d’offres pour choisir le groupement de construction-promotion de l’opération. Seuls le maire et l’adjointe à l’urbanisme ont pris part à la procédure, commencée avec Dombreval/Sattonnet et terminée avec Le Lan/Corallo.

L’appel d’offre a été lancé en mars 2017. Quatre groupements ont fait acte de candidature. Un s’est désisté. Trois ont remis une offre.

Dans leurs offres, les candidats devaient proposer un Avant-Projet d’implantation des bâtiments de logements, des commerces, des parkings, des espaces verts… dans le respect du dimensionnement demandé dans le cahier des charges.

Après auditions, le jury composé de représentants de l’EPF, de la Métropole, de l’Etat, et de la ville (maire et adjointe à l’urbanisme) a retenu un groupement dont l’avant-projet a été présenté dernièrement en Conseil municipal.

 

L’Avant-Projet soumis au vote du Conseil Municipal du 24 septembre 2018

Le groupement sélectionné par le jury se compose d’architectes (Jean-Paul Gomis + Février Carré), d’un paysagiste (François Navarro), d’un Bureau d’Etudes (Artélia), d’un constructeur (Eiffage) et d’un bailleur social (Logis Familial).

L’Avant-Projet comprend :

  • 12 961 m² de surface de plancher pour 208 logements dont 131 libres et 77 à caractère social ;
  • 730 m² de commerces ;
  • des bâtiments de R+1 à R+5 avec des appartements T2, T3, et T4 ;
  • des parkings souterrains totalisant 410 places, réparties en 151 places pour les logements libres, 77 places pour les logements sociaux, 14 places pour les commerces, et 168 places publiques
  • un parc paysager de 2 000 m²

Une Métropole peu impliquée

La Métropole Nice Côte d’Azur est, rappelons-le, signataire de la Convention Opérationnelle de 2010. Plusieurs de ses compétences sont à priori concernées par le projet : aménagement de l’espace métropolitain ; création, aménagement et entretien de voirie ; parcs et aires de stationnement…

Pour autant, la participation de la Métropole est très en deçà d’une attente légitime de la ville.

Elle se traduit financièrement au travers d’un PUP (Projet Urbain Partenarial) qui vient accompagner partiellement l’économie du projet à hauteur de 240 000 € investis par la Métropole, et au travers d’études.

 

L’investissement de la Ville

Globalement, ce projet coûte à la ville environ 6,5 millions d’euros, que ce soit en dépenses directes (participation au PUP pour 328 000 €), indirectes (la SEM de Vence devrait racheter le stationnement public pour un montant de 3 millions), ou en valorisation (le foncier du parking de la Gare mis à disposition du projet est estimé à 2 millions)…etc.

 

Mon intervention en Conseil Municipal

En termes de positionnement au sol des bâtiments, de volumes des bâtiments (variation des hauteurs), de déplacements piétons, de phasage des travaux entre les 2 îlots… l’avant-projet présenté est bien pensé par le groupement.

Par contre, il est évident que les images 3D présentées proposent des façades de bâtiments qui ne s’inscrivent absolument pas dans une architecture vençoise. Cela est à revoir. Tout comme les toitures végétalisées qui ne sont vertes que le jour de l’inauguration tant elles nécessitent d’eau et d’entretien. Des tuiles, c’est bien !

Mais j’ai surtout soulevé 3 points qui me paraissent essentiels :

  • Pourquoi ajouter de nouveaux commerces ?

Tous les commerces de proximité existent déjà autour des Cariatides. Ces commerces sont bien souvent en difficulté, d’autant qu’ils n’ont que très peu de répercutions des animations du centre-ville. Pourquoi ne pas leur faire bénéficier de l’installation de nouveaux chalands ?

  • Le stationnement est insuffisant

Le projet prévoit environ une place de stationnement par logement. Que va-t-il se passer ? Soit les résidents vont prendre des locations annuelles de places de stationnement public, diminuant d’autant le nombre de places libres, soit il va y avoir du stationnement sauvage le long des routes alentours.

  • Rien n’est prévu pour améliorer la circulation

J’ai suivi en 2014-2015 une étude de circulation demandée à la Métropole autour des Cariatides qui simulait l’apport en véhicules du projet Chagall. Cette étude n’a donné aucune solution miracle pour faire face aux heures de pointe du matin et du soir, déjà difficiles actuellement avec le flux de véhicules qui transitent par ce nœud routier. Elle proposait par contre des aménagements permettant d’améliorer la situation (réaménagement de l’avenue Tuby ; rond-point au carrefour Jean Moulin…) avec un coût qui n’est absolument pas pris en compte dans le projet par la Métropole.

 

En conclusion

Le projet architectural doit être amélioré. Les bâtiments qui seront présentés dans le permis de construire doivent perdre leur aspect béton et se revêtir d’un aspect plus provençal.

Mais sortir un tel projet sans avoir défini, budgétisé et planifié dans le temps des aménagements en termes de stationnement et de circulation, avec un engagement formel de la Métropole sur le financement de ces travaux, est irresponsable sans prendre le risque de paralyser cette entrée de ville pendant de nombreuses années.

Perpétuer nos traditions

De nos jours, certains trouvent de bon ton de déconstruire nos traditions, et de considérer ceux qui souhaitent leur maintien comme des personnes un peu moyenâgeuses, presque ennuyeuses, vivant dans le passé. Autant vous le dire tout de suite, je ne suis pas de ceux-là. Bien au contraire, je suis et serai toujours très attaché au maintien de nos traditions vençoises.

Le fondement d’une identité collective

A la base d’une tradition, il y a un don, une offrande, un héritage, de nos aïeux aux générations suivantes. La tradition est le moyen de transmettre cet héritage qui au fil des décennies, voire des siècles, devient une brique fondatrice de notre identité collective.

Je parle ici de toutes nos traditions : les fêtes locales et les fêtes religieuses bien sûr, mais aussi les spécialités culinaires ou certaines manifestations de quartiers, ou encore d’une façon plus générale, la transmission du savoir et du savoir-faire de nos anciens.

Perpétrer nos traditions, c’est en faire une pratique toujours présente. C’est un choix d’aujourd’hui. Ce n’est donc pas vivre dans le passé.

La tradition ne s’oppose pas à l’innovation

On entendra souvent les détracteurs opposer tradition et développement, comme si le développement se faisait à partir de rien, ou comme si la tradition n’avait pas été peut-être aussi, à ses origines, un développement.

La tradition est un vrai pilier : on peut à la fois s’y rattacher, et à la fois s’appuyer sur elle pour innover, comme un marchepied, pour « mieux voir » l’avenir.

Et cela peut éviter bien des désagréments. Comment peut-on sembler découvrir un jour que tel quartier est inondable ou à risque de mouvements de terrains quand le simple nom donné par nos ancêtres à ce lieu-dit il y a 100 ou 150 ans, exprimait déjà (certes en patois) ce risque. Mais voilà, on a délaissé ce nom, on a donné des permis de construire…etc, etc.

Une nécessaire adaptation à notre vie actuelle

Alors bien sûr, il n’est pas toujours facile d’attirer du monde dans les manifestations traditionnelles. Pourtant, les relations sociales sont aussi une des raisons importantes du respect de nos traditions. Cette cohésion apparait particulièrement saine. La promotion de nos manifestations traditionnelles doit passer par plusieurs réflexions dont :

  • Nos traditions doivent, bien sûr dans une certaine mesure pour ne pas en altérer le fondement, rester vivantes et s’adapter à la vie actuelle: faut-il conserver la procession pour la messe du Siège à Pâques… Oui ; faut-il sécuriser plus qu’avant la procession… Oui aussi. On s’adapte.
  • Nos traditions doivent être organisées par des personnes engagées et compétentes. Nous avons la chance d’avoir sur Vence un Comité des Fêtes et Traditions qui fait un travail extraordinaire. Je trouve par contre que sa marge de manœuvre, ses décisions, sont aujourd’hui trop « politisées ». Le Comité des fêtes doit avoir une plus grande autonomie. Cela ne lui enlèvera pas le soutien logistique et financier de la mairie, mais rendra la manifestation apolitique. C’est le Comité des fêtes qui invite la population à la manifestation traditionnelle, ce n’est pas le maire.
  • Il faut aider davantage les associations fondées sur le maintien de nos traditions, pour toutes leurs interventions récurrentes et dans l’organisation de manifestations qu’elles pilotent elles-mêmes. Je pense bien sûr à Lo Cepon, à la Brissaudo, et bien d’autres encore.

Quant à quelques heures d’apprentissage du patois à l’école…

Vive Vence et Vive nos Traditions !

Le Coeur de Ville

Notre Cœur de Ville est en souffrance.

Certes, cela ne se voit pas au premier abord. Il a toujours le sourire et les bras grands ouverts pour accueillir le vençois ou le visiteur, dans ses rues et sur ses terrasses de cafés. Mais un mal le ronge intérieurement. Et quand le Cœur va mal, c’est toute la Ville qui est malade.

Soyons clair, je ne parle pas seulement de la cité historique. Pour moi, le Cœur de Ville s’étend d’Antony Mars à Chagall.

Mais quels sont les symptômes docteur ?

Des commerces en difficulté avec des locaux vacants (La Ligurienne devenu Orange est toujours fermée), la raréfaction ou la disparition de certains types de commerces (il est plus facile de se faire couper les cheveux que d’acheter des chaussures de tennis), le déplacement de commerces en zones périurbaines ou dans les quartiers (Carrefour Contact, boulangeries route de Cagnes ou au Taude), la création de Centres Commerciaux proches (Polygone Riviera) ;

Un stationnement compliqué (de plus en plus) pour une commune étendue comme Vence, dont certains quartiers ne sont raisonnablement accessibles qu’avec un véhicule, et dont le nombre total de places disponibles est insuffisant tant il ne prend pas en compte ni la multiplication de voitures par foyer, ni le déficit de stationnement imposé dans les nouvelles constructions ;

Un problème de circulation à certaines heures de la journée qui incite à l’évitement du Cœur de Ville notamment par tous les travailleurs pendulaires qui habitent dans les quartiers et qui pratiquent uniquement le maison-boulot-maison ;

Un manque de transports en commun internes à la ville reliant les quartiers au centre-ville ou les parkings relais au centre-ville (ah oui, quels parkings relais ?) ;

Un retrait de certains Services Publics comme la Poste qui a disparu de la Cité historique, mais aussi la récente réaffectation de la Maison de la Vie Vençoise (ex maison des association, ex villa Berthe) ;

Une certaine paupérisation avec un départ des gens aisés vers les quartiers et une politique conjointe de la ville et de la SEM de Vence pendant plus de 10 ans ciblant la transformation d’un grand nombre de logements du cœur de ville en logements sociaux.

Il faut bien comprendre que tous ces points sont intimement liés. Proposer isolément un nouveau plan de stationnement (par exemple) n’a pas de sens si on ne le relie pas à la circulation, aux parkings relais et transports en commun pour venir en Cœur de Ville faire ses courses ou pour y utiliser les divers Services Publics à disposition, ou tout simplement pour y loger avec un tarif de stationnement adapté.

Aujourd’hui, une stratégie globale, adaptée à la situation de la ville, doit être mise en œuvre sans tarder, avec méthode.

Cette stratégie passe d’abord par une prise de conscience de toutes les parties prenantes et une solidarité à instaurer pour pousser tous dans le même sens. A ce stade, il y a déjà 2 difficultés à surmonter. La première est de réunir dans un même élan tous les commerçants de Vence. La seconde est que certains des sujets à traiter sont sous compétence métropolitaine et qu’il faut un maire de Vence qui se fasse entendre au sein de cette intercommunalité.

Il faut ensuite se poser les bonnes questions, en concertation avec les vençois, notamment sur leurs attentes concernant le Cœur de Ville, et établir un plan d’actions sous le pilotage des élus responsables de la ville et de la Métropole. Ce plan devra contenir à minima les 6 thèmes vu précédemment, plus celui de la préemption des locaux commerciaux vacants qui pourrait être une prérogative de la SEM de Vence. Mais aussi les aménagements urbains, événementiel…

Aussi attachant soit-il, notre Cœur de Ville, aujourd’hui malade, ne peut plus être un simple lieu à fréquenter mais doit devenir une vraie atmosphère à ressentir… typiquement vençoise.

logement social

Le logement social

Petite discussion imaginaire (ou presque) sur le logement social à Vence

– le Préfet : ville de Vence, vous avez seulement 6,28% de logements locatifs sociaux, bien loin des 25% imposés par la Loi SRU. Ce n’est pas bien et je vous sanctionne. Je récupère votre droit de préemption, je vous double votre pénalité en la portant à 910 000 euros par an en application de la loi ALUR, et je vous impose de créer 186 logements par an pour les 3 ans à venir

– la Métropole : ville de Vence, l’Etat m’oblige à établir sur l’ensemble de mon territoire un PLH (Programme Local de l’Habitat) qui sera une pièce liée au futur PLU métropolitain. Ce programme, basé sur l’étude des réelles possibilités du territoire, conclue à la possibilité de faire au maximum 92 logements sociaux par an sur Vence. Notez que ce PLH a été validé par le Préfet

– la ville de Vence : OK ! Donc le Préfet nous impose 186 logements par an sujets à une pénalité, tout en validant une étude de 500 pages recto-verso qui dit qu’au mieux on pourra en faire 92 ?

– les demandeurs de logements sociaux sur Vence : bonjour, nous sommes 338 demandeurs, venant de diverses communes, à demander à bénéficier d’un logement social sur Vence en premier choix

– la ville de Vence : vous êtes 338 demandeurs et l’Etat nous impose de créer 186 logements par an pendant 3 ans, soit 558 logements. Pour qui les 220 supplémentaires ?

– le Préfet : c’est comme ça et puis c’est tout. Et si la ville ne s’exécute pas, j’ai le pouvoir de quintupler la pénalité… Je vous rappelle à cet effet que vous êtes jugé l’année n+2 par rapport aux sommes investies l’année n dans du logement locatif social

– la mairesse de Vence : en 2018 et 2019, je budgétise 600 000 euros par an pour investir dans le logement social

– la ville de Vence : mme le Maire, vous êtes en train de nous dire que vous prévoyez d’investir seulement 600 000 euros par an au lieu de 910 000. Cela signifie que la ville pourrait avoir à payer 310 000 euros de pénalité en 2020 et la même somme en 2021. Savez-vous que tout ne s’arrête pas aux prochaines élections municipales de mars 2020, et que le Préfet pourrait encore accroître notre pénalité sur la prochaine période triennale ?

– la mairesse de Vence : ?!?!?!

– la ville de Vence : et vous Métropole, si je crée tous ces logements sociaux supplémentaires, vous allez m’accompagner pour améliorer mes routes, mes transports en communs, mes parkings, ma circulation, mes infrastructures culturelles et sportives… ?

– la Métropole : chère ville du moyen pays qui n’êtes ni de la montagne, ni du littoral, sachez que nos budgets sont extrêmement contraints. Nous dépensons déjà beaucoup pour vous, notamment dans les transports en commun et les parkings relais. Voyez la ligne 2 du Tram ! Si seulement l’Etat n’avait pas baissé nos dotations…

– le Préfet : je ne fais qu’appliquer les Lois. Voyez votre Député

– la ville de Vence : bonjour M. le Député, ancien maire de Vence qui souhaitait seulement être maire sédentaire et pas en marche. Vous avez fait campagne en promettant d’agir contre les Lois SRU et ALUR. Qu’en est-il aujourd’hui ?

– le Député : désolé, depuis j’ai décidé de m’occuper de la cause animale. Mon parti, c’est les animaux. Sinon, je peux vous parler de mon projet au col de Vence …

– la ville de Vence : bon, je me le note, il faut que j’arrête de croire les carriéristes politiques. Mais j’y pense, les nouveaux logements sociaux accueilleront des familles. Ne doit-on pas anticiper l’accueil de ces enfants dans nos écoles ?

– le rectorat : quoi ? anticiper ? Non, non, non, au contraire, notre vision est qu’il faut fermer des classes. Il en sera d’ailleurs ainsi dès la rentrée prochaine

– la ville de Vence : mais on marche sur la tête ! Comment allons-nous faire ? Y’a-t-il quelqu’un de sensé dans cette histoire ?

– le Préfet, la Métropole, la mairesse, le Député, le rectorat : débrouille-toi

La Concertation

L’importance de la concertation

La concertation citoyenne est une composante essentielle pour mener à bien toute action publique.

Chaque habitant qui le souhaite doit pouvoir être associé à la mise en œuvre d’un projet jugé structurant, qu’il concerne uniquement son quartier ou, à fortiori, qu’il impacte l’ensemble de la ville.

Pendant mes 3 années en tant qu’adjoint au maire, j’ai mené plusieurs réunions publiques avec les vençois, que ce soit par exemple pour des travaux de voirie (bd Paul André, chemin de Vosgelade…), pour de la sécurisation piétons (quartier de l’Ara, avenue Rhin et Danube…), ou encore pour des extensions de réseau d’assainissement (Cambreniers, Pioulier…). J’ai également organisé de nombreux rendez-vous de quartier.

Selon moi, cette « confrontation » entre un projet et les bénéficiaires du projet est primordiale. Elle permet de :

* préciser les attentes des riverains, qui sont les vrais experts de leur quartier ;

* réorienter le projet le plus en amont possible, le cas échéant ;

* informer sur toutes les contraintes réglementaires, législatives ou budgétaires ;

* affiner le projet pendant son étude ;

* présenter la copie finale avec les dates et les modalités de réalisation.

Bien sûr, des divergences de vue peuvent exister, la plupart du temps entre les habitants eux-mêmes. Pour cela, la concertation a également comme vertu de faire émerger l’intérêt général que doit constamment rechercher un élu décisionnaire.

Nous l’avons déjà constaté, les projets pour lesquels les vençois n’ont pas, ou trop peu, été associés au processus de décision (quartier Chagall, mise en sens unique de l’avenue Marcellin Maurel, ou plus récemment le plan de stationnement) ont généré un mécontentement douloureux et au combien compréhensible.

Les vençois ont besoin d’être écoutés mais surtout d’être entendus.

C’est comme cela que nous conserverons une ville de Vence avec une qualité de vie correspondant aux attentes de chacun.

Métropole

Sortir de la Métropole

LE FAUX DEBAT D’UNE SORTIE DE LA METROPOLE

J’entends déjà, ici ou là, quelques potentiels candidats en herbe, peu sérieux, vendeurs de solutions imaginaires, relancer le débat d’une sortie de Vence de la Métropole Nice Côte d’Azur. Autant que vous le sachiez tout de suite les amis,

CELA N’EST PAS POSSIBLE !

Pourtant, d’une façon générale, la Loi (art. L.5211-19 du CGCT) prévoit la sortie d’une commune d’un EPCI (Etablissement Public de Coopération Intercommunale). La procédure est la suivante :

1. Délibération de la commune pour quitter l’EPCI

2. Vote favorable de l’EPCI sur le retrait de la commune

3. Vote des Conseils Municipaux de toutes les communes composant l’EPCI (il faut obtenir la majorité qualifiée)

Qu’est-ce que la majorité qualifiée ? Il faut un vote favorable :

* soit des deux tiers au moins des communes représentant plus de la moitié de la population de l’EPCI ;

* soit de la moitié au moins des communes représentant plus des deux tiers de la population de l’EPCI.

4. Vote favorable de la commune dont la population est la plus nombreuse, dans le cas où celle-ci représente plus du quart de la population de l’EPCI

5. Accord du Préfet, en collaboration avec la CDCI (Commission Départementale de Coopération Intercommunale)

En cas de sortie de la commune, un bilan financier est réalisé. La commune reprend les biens financés par l’EPCI pour son compte à leur valeur nette comptable, ainsi que toutes les dettes contractées par l’EPCI pour la commune.

Vous imaginez un peu les freins…
Ou plutôt, n’imaginez rien du tout.

Car ce même article de Loi précise « Une commune peut se retirer d’un l’Etablissement Public de Coopération Intercommunale, sauf s’il s’agit d’une Communauté Urbaine ou d’une Métropole ».

Ce qui clôt tout débat !

Sans évolution de la Loi, imposant notamment de revoir les Schémas Départementaux de Coopération Intercommunale, aucune commune de la Métropole ne pourra en sortir.

C’est pourquoi, à ce jour, il faut utiliser la Métropole Nice Côte d’Azur comme l’outil qu’elle doit être. Un outil au service des communes, au service de Vence.

Malheureusement, le constat quotidien est unanime : sur nombre de points, la qualité des services publics opérés par la Métropole sur Vence n’est pas au rendez-vous. Les investissements non plus, se concentrant essentiellement sur le littoral et l’arrière-pays. La dette de la Métropole devient vertigineuse, engraissée chaque année par le tramway niçois.

C’est au Maire de Vence qu’il appartient de faire changer cet état de fait.

Pour cela, il ne doit, ni être soumis, ni être en guerre ouverte avec le Président de la Métropole. Dans les 2 cas, Vence sera perdant.

Ne basculer d’aucun coté veut dire marcher en équilibre sur le fil tendu entre Vence et Nice, voire entre le pays vençois et Nice. C’est être ferme sur certains sujets. C’est négocier sur d’autres. C’est instaurer du donnant / donnant. C’est chercher une collaboration constructive, tantôt rugueuse, tantôt amiable. Mais toujours au bénéfice des vençois.

Vence est la 4ème ville de la Métropole (sur 49). Le Maire de Vence a le pouvoir et le devoir de faire entendre ses exigences de fonctionnement. La passivité est la parole des lâches. Pour autant, le courage n’est pas de crier dans le désert une fois que tout est décidé.

L’action utile doit se mener en amont des décisions. C’est à ce moment-là qu’il faut donner toute sa valeur à la voix de Vence, en gardant à l’esprit un levier fondamental : la Métropole a besoin de Vence et des communes du Pays Vençois pour fonctionner.